La relance est le levier le plus rentable de la prospection et le plus rapide pour détruire la réputation d'un domaine. Les deux tiennent au même paramètre : le rythme.
Deux relances, pas cinq
L'essentiel des réponses arrive sur le premier message et la première relance. La deuxième relance apporte un supplément modeste. À partir de la troisième, le rapport entre réponses obtenues et plaintes déclenchées s'inverse.
Un calendrier sobre — envoi, J+4, J+10, puis arrêt définitif — capte presque tout le rendement sans produire d'irritation.
L'arrêt sur réponse doit être immédiat
Une relance qui part après une réponse, même négative, est ce qui transforme un prospect indifférent en plaignant. Techniquement, cela implique de vérifier l'état de la conversation au moment de l'envoi, pas au moment de la planification.
Ce que regardent les messageries
- L'authentification du domaine : SPF, DKIM et DMARC alignés. Sans cela, rien d'autre ne compte.
- La présence des en-têtes List-Unsubscribe, avec la variante « un clic » décrite par la RFC 8058.
- Le volume : une montée en charge progressive sur un domaine neuf, jamais un envoi massif au premier jour.
- Le taux de plaintes, qui doit rester sous 0,1 %.
Le sous-domaine dédié
Envoyer la prospection depuis le domaine principal met en jeu la délivrabilité des courriels de facturation et de service. Un sous-domaine dédié isole le risque : si la réputation se dégrade, elle ne dégrade que la prospection.