Une partie des outils de « visitor identification » venus des États-Unis promettent d'identifier nommément la personne qui consulte votre site, avec son adresse e-mail et son profil professionnel. Le plus souvent, leurs éditeurs réservent eux-mêmes cette fonction au trafic américain. Ce n'est pas un hasard.
Pourquoi la personne est hors de portée en Europe
- Rattacher une navigation à une personne identifiée est un traitement de données personnelles, qui demande une base légale et une information claire.
- Ces identifications reposent généralement sur des traceurs ou des bases de correspondance tierces, dont le dépôt suppose un consentement préalable.
- Écrire ensuite à cette personne parce qu'elle a lu une page cumule les difficultés : collecte et prospection.
Ce qui reste possible
Identifier l'organisation, à partir du registre public du réseau d'où vient la visite, sans rien déposer sur le terminal et sans chercher la personne. C'est moins spectaculaire, mais cela suffit à savoir quelle entreprise s'intéresse à vous, et à l'aborder par les canaux habituels.
Les questions à poser à un éditeur
- Votre script dépose-t-il un cookie ou écrit-il dans le stockage du navigateur ?
- Identifiez-vous des personnes ou seulement des organisations, et pour quels pays ?
- Que conservez-vous de l'adresse IP, et combien de temps ?
- Affichez-vous le taux d'identification réel mesuré sur mon trafic ?