Le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) est la source de référence de la commande publique en France. Il est gratuit, ouvert, et publié chaque jour. Son défaut est son volume : sans filtre, la veille devient une corvée que personne ne tient plus de deux semaines.
Ce que publie le BOAMP
- Les avis de marché : un acheteur public lance une consultation et attend des offres.
- Les avis rectificatifs : une date, un lot ou une pièce change en cours de consultation.
- Les avis d'attribution : le marché est signé, avec le nom du titulaire et souvent le montant.
La plupart des équipes ne regardent que les avis de marché. Les avis d'attribution sont pourtant une mine : ils disent qui vient de gagner un contrat, donc qui va devoir recruter, sous-traiter, s'équiper ou livrer dans les mois qui suivent.
Filtrer par ce que vous vendez, pas par mots-clés
Les mots-clés trahissent vite : un même besoin s'écrit de dix façons selon l'acheteur. Les codes CPV (le vocabulaire commun des marchés publics européens) sont plus fiables. Repérez les trois à cinq codes qui décrivent votre offre, puis complétez avec quelques mots-clés pour rattraper les avis mal codés.
- Restreignez la zone géographique à celle où vous pouvez réellement intervenir.
- Fixez un montant minimal : en dessous, le coût de la réponse dépasse la marge.
- Excluez les procédures dont le délai de réponse est déjà trop court pour vous.
Transformer un avis en action commerciale
Un avis de marché appelle une décision rapide : on répond ou on passe. Un avis d'attribution appelle une prise de contact avec le titulaire, qui vient d'obtenir un contrat et cherche souvent des partenaires pour l'exécuter. Dans les deux cas, la valeur tient à la vitesse : l'information est publique, vos concurrents la lisent aussi.
La veille qui marche est celle qui envoie peu d'alertes, mais des alertes sur lesquelles on agit.